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24 nov. 2010

[International Crisi Group] Indonesia: “Christianisation” and Intolerance.

INTERNATIONAL CRISIS GROUP - NEW BRIEFING
Untuk membaca Media Release ini di bahasa Indonesia, silakan klik di sini .

Jakarta/Brussels, 24 November 2010 : The Indonesian government needs a strategy to address growing religious intolerance, particularly in areas where hardline Islamists and Christian evangelicals are competing for the same ground.
Indonesia: “Christianisation” and Intolerance,* the latest briefing from the International Crisis Group, examines the impact of clashing fundamentalisms, using a series of incidents in Bekasi, a suburb of Jakarta, as a case study. Islamists fear “Christianisation” - a term that generally refers both to Christian efforts to convert Muslims and the alleged growing influence of Christianity in Muslim-majority Indonesia - and use it as a justification for mass mobilisation and vigilante attacks. Aggressive proselytising by Protestant evangelical groups in Muslim strongholds has exacerbated the problem.
“Without a clear strategy, mob rule prevails”, says Sidney Jones, Crisis Group Senior Adviser. “All too frequently officials capitulate to the group that makes the most noise, and the victors are then emboldened to raise the stakes for the next confrontation”.
The briefing looks at the growth of Protestant evangelicalism in West Java and the Islamist backlash. It examines how activities of one organisation in Bekasi, accused by Islamists of luring the Muslim poor into conversion, fuelled the rise of an “anti-apostasy” coalition that since 2008 has tried to force its will on the local government with occasional success. It has been particularly active in trying to prevent the construction of churches.
A violent clash in Bekasi in September ignited a debate over whether in the interests of freedom of religion, a national regulation requiring community support for the construction of houses of worship should be abolished. While many Muslims, Islamist and mainstream alike, back the decree, so do many Balinese Hindus, Protestant Papuans and other groups worried about Muslim migration to traditionally non-Muslim areas.
“Officials and legislators talk of the need for ‘religious harmony’, but there is a sense that this can be legislated or even imposed”, says Jim Della-Giacoma, Crisis Group’s South East Asia Project Director. “Instead it will require some of the wisest heads in Indonesia to understand the sources of tension and come up with policies that can change attitudes and decrease confrontation”.
“Christianisation” also has the potential to become a driver of violent extremism. In 2008, members of a non-violent anti-apostasy group in Palembang, South Sumatra, were radicalised after a fugitive terrorist persuaded them to try to kill pastors aiming to convert Muslims rather than just railing against them. Several men currently on trial for participating in a terrorist training camp broken up in February 2010 have said that one factor that led them to join was concern about “Christianisation” in Aceh.
“The potential of the ‘Christianisation’ issue to bring non-violent and violent Islamists together is just one more reason why the problem of growing intolerance should not be allowed to fester”, says Della-Giacoma.

*Read the full Crisis Group briefing on website: www.crisisgroup.org  

19 oct. 2010

[Journée d'étude] Les ports des mers de l'Arabie et de la Perse, VII-XVIe s.

Journées d’étude du programme APIM (Atlas des ports et itinéraires maritimes de l’Islam médiéval) dans le cadre de l’ANR MEDIAN.
Représentations idéalisées et réalités matérielles (textes – images – archéologie)

7-8 octobre 2010
Paris, Bibliothèque nationale de France (site Richelieu)
CNRS, 27, rue Paul Bert, 94200 Ivry-sur-Seine
Accès libre dans la limite des places disponibles.

Organisées par : - Laboratoire Islam médiéval (UMR 8167)
Organisées par : - BNF / Cabinet des cartes et plans
Organisées par : - Avec le soutien du CEFAS (Centre français d’archéologie et de sciences sociales de Sanaa)
Organisées par : - de l’Agence nationale de la recherche (ANR)
Responsables : - Monique Kervran,
                       - Michel Tuchscherer,
                       - Eric Vallet
Pour tout renseignement, contact : evallet[at]univ-paris1.fr

De Qulzum à Sîrâf, d’Aylat à al-Ahsâ’, l’Arabie est entourée par un chapelet de sites portuaires qui ont joué un rôle essentiel dans son histoire. Longtemps considérés comme des espaces en marge, souvent décrits sous les traits d’une insularité fictive ou réelle, les ports de l’Arabie ont connu d’importantes transformations dans leur répartition, leur organisation spatiale et leurs relations avec leurs arrière-pays continentaux ou leurs « avant-pays » littoraux, depuis l’avènement de l’Islam jusqu’à l’établissement des hégémonies modernes, portugaises ou ottomanes. Reconstituer l’histoire de ces ports – telle est l’ambition du programme APIM – réclame un dialogue entre spécialistes des sources textuelles et des sources matérielles issues de l’archéologie. L’étude du fait portuaire se situe en effet au croisement de plusieurs perspectives historiques : celles de la longue durée, appuyée sur la permanence relative des structures de l’échange et de l’occupation des sols ; celles de l’éphémère, de l’événement, de la succession chronologique des faits politiques et militaires, dans des régions marquées par un fort éclatement des pouvoirs (tribus, cités, États). Rendu visible par les découvertes archéologiques de plus en plus nombreuses, le fait portuaire dans les mers de l’Arabie reste plus difficile à appréhender à partir des textes écrits en arabe, persan, latin ou portugais.

Sans prétendre à une couverture exhaustive de l’histoire de tous ces ports, cette journée d’étude visera à approfondir deux points en particulier, en s’appuyant sur les données rassemblées dans le cadre de la base APIM :

Nous nous intéresserons tout d’abord à l’évolution de la représentation de ces ports dans les sources écrites, en particulier dans les schémas, dessins, gravures, qui émergent à compter du XIIIe siècle, avant de se multiplier au XVIe siècle. L’évolution de la représentation des ports dans la cartographie sera évaluée en parallèle. Comment expliquer cette efflorescence des représentations figurées des ports des mers de l’Arabie, de la mer Rouge au Golfe Arabo-Persique ? Cela traduit-il une simple évolution du regard ? une appréhension nouvelle du fait portuaire ?
Les différentes communications auront pour but, d’une part, de proposer un panorama le plus vaste possible de ces représentations iconographiques du VIIe au XVIe siècle, de cerner les contours des corpus et d’envisager les problèmes que pose spécifiquement leur étude. D’autre part, elles proposeront des pistes d’analyse afin de mieux comprendre les enjeux de cette « mise en image » des sites littoraux (rapport entre texte et iconographie ; critères de choix des ports représentés, de sélection des éléments naturels ou bâtis décrits ; dimensions politiques et militaires des documents ; usages, réception et diffusion).

Durant la période considérée, seuls quelques ports ont les honneurs de la représentation iconographique. Ce sont en même temps souvent les sites côtiers les plus importants, à la tête de réseaux transrégionaux à la fois politiques et économiques établis sur la longue durée, sans être pour autant immuables. Dans la région du Golfe et de la mer d’Oman, sept ports se distinguent en particulier entre le viie et le xvie siècle : Baṣra, Sīrāf, Qays, Ṣuḥār, Hurmūz, Qalhāt et Mascate. Nous chercherons à mieux comprendre quels furent les fondements de ces hégémonies portuaires successives ou concurrentes. Les ports les plus éminents du Golfe et de la mer d’Oman présentent-ils des caractères identiques d’un bout à l’autre de la période (morphologie urbaine et gestion des espaces littoraux ; activités économiques, artisanales et navales ; rapports entre pouvoir politique et monde marchand) ? Les ressorts de leur domination sont-ils similaires ?
Pour chacun de ces ports, historiens des textes et archéologues seront invités à confronter, dans un esprit de synthèse, leurs données respectives. Ils accorderont une attention particulière à la façon dont le rôle central de ces ports se manifeste dans les sources disponibles, non sans des décalages fréquents entre les représentations idéalisées des textes et les données plus prosaïques des vestiges matériels.
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Plus d'informations, programme et sources : « Les ports des mers de l'Arabie et de la Perse, VIIe-XVIe siècle », Journée d'étude, Calenda, publié le lundi 27 septembre 2010, http://calenda.revues.org/...
Voir aussi median.hypotheses.org/... (Rencontres MedDian) et ANR 1 Ports du Golfe et de l'Arabie prog définitif (PDF / HTML).
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14 sept. 2010

[Article] Indonesian Academic Claims Borobudur Temple Is Islamic

September 02, 2010 | Jakarta Globe

Jakarta. An obscure group led by an academic from a respected Islamic university in Indonesia is reportedly set to petition the Constitutional Court to declare that the Borobudur Temple in Central Java belongs to Islam.
Kompasiana.com reported that researchers from the Islam and Ancient History Study Institution, led by Fahmi Basya, an Islamic mathematics lecturer from Syarif Hidayatullah Islamic State University in Jakarta, claimed they had solid proof the Buddhist temple was built by the Prophet Solomon’s “genie soldiers.”
Solomon, who according to the Hebrew Bible was a king of Israel, is known as the prophet Sulayman in the Koran.
According to the article, the researchers had connected Borobudur with the Kraton Ratu Boko (Queen Boko’s Palace) near the Hindu temple Prambanan in Central Java, claiming that Boko was actually another name for Queen Balqis, the wife of Sulayman.
Buddhist monks pray at Borobudur Temple in Central Java. A group of Indonesian researchers claim that the temple was built by Solomon, as Islamic prophet. (Antara Photo/Anis Efizudin)
[Read the full article here]

8 juil. 2010

Indonesia: The Dark Side of Jama’ah Ansharut Tauhid (JAT)

INTERNATIONAL CRISIS GROUP - NEW BRIEFING
Indonesia: The Dark Side of Jama’ah Ansharut Tauhid (JAT)

Brussels/Jakarta, 6 July 2010 : Divisions and ideological debates generated by Jama’ah Ansharut Tauhid (JAT), an organisation founded by Indonesia’s best-known radical cleric, Abu Bakar Ba’asyir, show the weakness of Indonesia’s jihadi movement.
Indonesia: The Dark Side of Jama’ah Ansharut Tauhid (JAT),* the latest briefing from the International Crisis Group, examines the many facets of JAT, an ostensibly above-ground organisation whose inner circle has had and continues to have ties to fugitive extremists. It has been in the spotlight since May when three of its officials were accused of helping finance a terrorist training camp in Aceh.
“JAT has a public face, advocating full implementation of Islamic law, condemning democracy as illegitimate and preaching jihad”, says Sidney Jones, Crisis Group’s Senior Adviser. “That face gives ‘plausible deniability’ to the involvement of senior JAT officials in more covert activities”. She notes that Lutfi Haedaroh alias Ubeid, arrested while fleeing the Aceh camp, was on JAT’s executive council.
JAT was founded in 2008 as a vehicle for Abu Bakar Ba’asyir’s absolute leadership. In fact Ba’asyir’s insistence on full decision-making authority within JAT makes it unlikely that involvement of senior officials in clandestine activities could have taken place without his approval. The briefing examines JAT’s structure and ideology and analyses the disputes that have erupted between JAT and other radical organisations, including Jema’ah Islamiyah (JI), exemplifying not only the fractures in the jihadi movement but also Ba’asyir’s own declining influence.
There is no indication that violent extremism is gaining ground in Indonesia, even though the constant shifting and realignment of groups will undoubtedly produce more terrorist plots in the future. “We are seeing the same old faces finding new packages for old goods”, says Jim Della-Giacoma, South East Asia Project Director. “Recruitment continues, but there’s more community pushback”. Ba’asyir was refused permission by the local Islamic council to speak in Banten province last month.
The truth is that the jihadi project in Indonesia has failed. The far bigger challenge for the country is to manage the aspirations of those who joined JAT for its public, non-violent message: that democracy is antithetical to Islam; that only an Islamic state can uphold the faith; and that Islamic law must be the source of all justice.
To support our work in Asia and around the world, please click here.
*Read the full Crisis Group report on our website : http://www.crisisgroup.org
Andrew Stroehlein (Brussels) +32 (0) 2 541 1635
Kimberly Abbott (Washington) +1 202 785 1602

To contact Crisis Group media please click here

15 avr. 2010

Table-ronde - EHESS : Le voile intégral : l’état du débat

Lundi 3 mai 2010
18h00-20h00
IISMM-EHESS, salle Maurice et Denys Lombard, 96 Bd Raspail, 75006 Paris
Cette table ronde propose de faire un état du débat en France (ses lieux, ses protagonistes, ses procédures) et d’analyser les argumentaires mobilisés ainsi que les travaux des commissions parlementaires (Stasi, Gérin, Raoult), au prisme de différents points de vue (religieux, sociologique, politique, juridique, etc.). On introduira des éléments comparatifs avec la situation en Égypte, où le débat relatif au port du voile intégral, pour certaines professions ou dans certains lieux, est vif.
Intervenants :
- Denis Gril, Professeur de langue arabe et d’islamologie, Université de Provence, membre de l'IREMAM (Aix en Provence) : Le voile dans les textes sacrés
- Anne Levade, Professeur de droit, Université Paris Est - Créteil Val de Marne, membre du Comité de Réflexion et de Proposition sur la Modernisation et le Rééquilibrage des Institutions de la Vème République : Le niqab aux prises avec le droit français
- Jean Baubérot, directeur d'études émérite, École Pratique des Hautes Études (chaire « Histoire et sociologie de la laïcité ») : La Mission d’Information parlementaire sur le voile intégral
- Nathalie Bernard-Maugiron, chargée de recherche en droit, IRD (UMR 201, Développement et Sociétés) : L’interdiction du port du niqab dans les textes et dans la jurisprudence en Égypte
- Maryam Borghée, Master II de sociologie à l’EHESS, prépare un mémoire sur le voile intégral en France sous la direction de Michel Wieviorka : Le niqâb : du phénomène rituel à la logique de différentiation
Présentation et animation : Sabrina Mervin, chercheure au CNRS, historienne, co-directrice de l’IISMM
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En raison du nombre limité de places, nous vous prions de bien vouloir vous inscrire
auprès de marie-helene.bayle@ehess.fr ou au 01 53 63 56 02
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Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche - École des Hautes Études en Sciences Sociales
96 boulevard Raspail – 75006 PARIS, téléphone 01.53.63.56.00, télécopie 01.53.63.56.10, iismm@ehess.fr, http://iismm/ehess.fr
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9 avr. 2010

Séminaire - Composition, Mémorisation, Transmission.

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Mardi 13 avril 2010  (15h-17h)     
Entre sources orales et écrites :
essai de reconstruction des réseaux de l'islamisation autour des mers de Sulu et Célèbes entre le XIVème et XVème siècle.
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Elsa Clavé (Centre Asie du Sud-Est, CNRS)
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EHESS, 54 bd Raspail 75006 Paris
de  15h à 17h,  salle  241 - 2e étage
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CENTRE ASIE DU SUD-EST - MUSEE DU QUAI BRANLY - INALCO

27 mars 2010

Séminaire de Recherche - CERI-Cnrs / Sciences Po

The Rise and Future of "Progressive Islam": Indonesia, Malaysia and Beyond 
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avec Mohamad Ali, University of California, Riverside
Discutante : Andrée Feillard, CNRS
Introduction : Jean-Philippe Bras, IISMM
Présidence : David Camroux, Sciences Po-CERI
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14 avril 2010
17h00 - 19h00
Salle du conseil : 56 rue Jacob 75006 Paris
Tél.:+33(0)1 58 71 70 00
Fax:+33(0)1 58 71 70 90
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Entrée libre dans la limite des places disponibles

30 janv. 2010

Publication : Atlas des minorités musulmanes en Asie méridionale et orientale

de Michel Gilquin.
En Asie méridionale et orientale, où vit plus de la moitié des musulmans de la planète, nombre de pays abritent une minorité se reconnaissant, sous des modalités d’appréhension diverses, dans l’Islam. Comment ces minorités vivent-elles leur différence dans un environnement cultuel/culturel qu’elles ressentent parfois comme une menace pour la préservation de leur identité ?
Quels sont les défis auxquels elles sont confrontées à l’heure où les processus de normalisation, tant dans leur rapport à la foi que dans leur existence profane quotidienne, semblent s’accélérer ? Comment les États tolèrent-ils ces segments de citoyens pas tout à fait comme les autres, qui revendiquent souvent de bénéficier d’une législation particulière ou, parfois, d’une autonomie politique ?
Quelle place dans la nation où ces minorités évoluent peut leur être accordée, lorsque l’adhésion à l’Islam est aussi un marqueur de différence ethnique ou/et linguistique ? Lorsque leur territoire traditionnel d’enracinement subit l’implantation de « compatriotes » d’autres confessions bénéficiant de la sollicitude du pouvoir central (Xinjiang, Arakan, sud de la Thaïlande, Philippines méridionales) ?
Quelles perspectives d’intégration, lorsque les différentiels en terme d’éducation, de niveau de vie moyen, sont fréquemment en leur défaveur ? Ces minorités sont-elles condamnées à se replier sur elles-mêmes et être tentées, contrairement à leur histoire marquée par le soufisme, par une radicalisation religieuse et politique ?

Michel Gilquin, chercheur auprès de l'IRASEC, est l'auteur des Musulmans de Thaïlande.
ISBN: 9782271068927. Paris, CNRS, 2009. 347 pages, 16 x 24 cm, broché. 23,75 €
Voir la fiche sur le site de La Librairie de la Géographie.

22 nov. 2009

Séminaire : B. Bellina - Mondes iranien et indien (UMR 7528)

Échanges maritimes entre les mondes iranien et indien depuis l’émergence des Achéménides à celle de l’Islam

Séminaire pluridisciplinaire de l’UMR 7528 « Mondes iranien et indien ».
Maison de l’Asie, 4e étage
22, avenue du Président Wilson, Paris 16e
du 29 octobre 2009 au 20 mai 2010
Le séminaire se tiendra un jeudi par mois de 12 à 13h.

Organisateur : Bérénice Bellina (CNRS- UMR « Mondes iranien et indien »)

Dans ce séminaire, nous nous intéresserons aux indices récents d’échanges locaux, régionaux et inter-régionaux maritimes qui ont intégré différents écosystèmes et groupes sociaux des mondes iraniens et indiens depuis l’émergence des Achéménides à celle de l’Islam.
Dépassant les frontières politiques et disciplinaires traditionnelles, les participants examineront les différents types d’interconnections qui ont lié les mondes iraniens et indiens depuis le Golfe persique jusqu’à la Mer de Chine à la lumière de l’histoire, de l’archéologie, de la botanique, de la linguistique, de l’histoire de l’art et de l’anthropologie. Embrassant de larges échelles chronologiques et géographiques, ce séminaire privilégie une approche comparative. Autant que faire se peut, nous nous attacherons à discuter comment ces connections ont participé à façonner les paysages sociaux, économiques et politiques et ont pu donner naissance à des configurations socio-culturelles communes aux sociétés qui y participaient.

Programme
Jeudi 29 novembre 2009
Philippe Beaujard
Anthropologue et historien, Directeur de recherche au CNRS, Cemaf
"La mise en place d'un système-monde afro-eurasien au début de l'ère chrétienne"

Jeudi 12 novembre 2009
Christelle Jullien
Historienne, Chargée de recherche CNRS - UMR 7528 - "Mondes iranien et indien"
"Traditions des communautés chrétiennes entre Perse et Inde"

Jeudi 21 janvier 2010
Jean-Pierre Digard
Ethnologue, Directeur de recherche émérite CNRS - UMR 7528 - "Mondes iranien et indien"
"Diffusion et diffusionnisme dans l'histoire des techniques équestres"

Jeudi 25 Février 2010
Christian Grataloup
Géographe, Professeur à l'université Paris VII-Denis-Diderot
"L'Orient du Système Ancien Monde"

Jeudi 18 mars 2010
Dorian Fuller
Archaeobotanist, Lecturer at the Institute of Archaeology, UCL, London

Jeudi 22 avril 2010
Derek Kennet
Archaeologist, Lecturer in South Asian Archaeology, University of Durham
"The Archaeology of trade and economic contact in the Western Indian ocean from the Roman period to the late Islamic period"

Jeudi 20 mai 2010
Michel Mouton
Archéologue, Chargé de recherche au CNRS, UMR 7041 / Maison de l’Archéologie et de l’Ethnologie
"Importations de l´aire indo-pakistanaise en Arabie du sud-est dans l´Antiquité"

1 nov. 2009

Conférence sur l'Orientalisme (IMA, 05/10/09)


Institut du Monde Arabe, jeudi 5 novembre
Dans le cadre des « Jeudis de l'IMA »
1, rue des Fossés Saint Bernard, 75005 Paris (Salle du Haut-Conseil, 18h30-20h30)
L'invité du trimestre : Robert IRWIN
"Les vrais discours de l'orientalisme"
Présentation par François POUILLON

L'orientalisme n'est pas apparu avec le colonialisme. Il se développe aux XVIIe et XVIIIe siècles dans le cadre des études bibliques et de l'érudition académique classique. Au XIXe, quand triomphe le colonialisme, la recherche universitaire n'y occupe d'abord qu'une place modeste. Et ce n'est pas principalement dans les métropoles impériales, la France et l'Angleterre : dans ce domaine, c'est l'érudition allemande qui a la première place. Pour le reste, les "drogmans", intermédiaires locaux avec les institutions et les voyageurs européens, et plus généralement, les intellectuels autochtones vont continuer, au XXe siècle encore, à jouer un rôle fondamental.
Si les écoles française et anglaise ont pris en effet toute leur place, c'est selon des histoires et des rythmes significativement différents - ce qui n'est pas sans faire problème. Par ailleurs, il faut souligner que le développement d'un courant orientaliste dans les registres de la peinture, de la musique, des arts décoratifs, de la culture en général, ne suit pas les mêmes chronologies. Globalement, il apparaît que, dans l'étude de l'orientalisme, une part trop importante a été faite jusqu'ici aux intellectuels, aux écrivains, aux universitaires. Les spécialistes du monde arabe et musulman n'ont finalement eu qu'un rôle minime dans le développement du racisme et du sionisme.

Dans une large récapitulation sur l'histoire des études sur l'Islam et le monde arabe, on s'attachera à présenter une synthèse qui s'inscrit en faux contre celle proposée, il y a déjà trois décennies, par Edward Said.

Robert G. IRWIN est historien, spécialiste du monde arabe, professeur à l'université de Londres, responsable du secteur Moyen-Orient au Times Litterary Supplement. Il est par ailleurs romancier, et plusieurs de ses romans ont été traduits en français : Nocturne oriental notamment (chez Phébus), ou Les Mystères d'Alger. Après de larges synthèses consacrées à la littérature et l'histoire de la culture arabe, en particulier aux Mille et Une Nuits, ou à L'Art islamique (traduit chez Flammarion), son dernier ouvrage, For Lust of Knowing. The Orientalists and Their Enemies (2006), propose un réexamen critique des thèses d'Edward Said dans le cadre qu'un bilan général sur ce mouvement du savoir et de la culture que l'on a appelé "orientalisme".
François POUILLON est directeur d'études à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales. Il a récemment dirigé un Dictionnaire des orientalistes de langue française (IISMM/Karthala, 2008).

27 oct. 2009

Pierres tombales islamiques du 10ème siècle, Indonésie

Some of the earliest evidence for Islam in Southeast Asia 
A beach strewn with Islamic tombstones in Indonesia’s Acheh province, uncovered the devastating 2004 tsunami, shed light on the spread of Islam into the region. The tombstones date as early as the 10th century and are some of the earliest evidence for the spread of the religion into Southeast Asia.
Taking a stroll along the shore of this sleepy village in Indonesia’s northernmost province of Aceh at low tide is like walking on a bleak burial ground as scores of old gray tombstones are strewn about.
Submerged for centuries under the sea, they only came to light after the devastation wracked by the 2004 Indian Ocean quake and tsunami on the coast of Aceh, on the island of Sumatra, killing more than 170,000 people.
Some as old as the 10th century, the tombstones, with a mix of Hindu and Islamic influences, hold a secret to Aceh’s distant past and reveal new archeological evidence about the spread of Islam to Southeast Asia.
Ibrahim, an Acehnese archaeologist who has been studying these tombstones closely, estimates over 1,000 of them lie under the
sea on the coastline of Kampung Pande, a village near the provincial capital Banda Aceh, and are often exposed at low tide.
Source: SEAArch.

1 oct. 2009

Bourse Doctorale : BCRD - Irasec

BOURSE BCRD
Institut de Recherche sur l’Asie du Sud-Est Contemporaine (Irasec) 
Année 2010

L’Institut de Recherche sur l’Asie du Sud-Est Contemporaine à Bangkok (Irasec) offre une bourse BCRD d'aide à la recherche en sciences politiques, sociologie ou relations internationales à compter du 1er janvier 2010. Cette bourse est attribuée pour une durée de 8 mois non renouvelable.
La bourse de l’IRASEC  comprend une allocation forfaitaire annuelle de 8.800 euros (bourse de 975 euros / mois + un billet d’avion Paris - Asie du Sud-Est à hauteur de 1 000 euros).
Cette bourse est ouverte à des doctorant(e)s, âgé(e)s de moins de 35 ans, de nationalité française ou d’un autre pays européen, et inscrit(es) dans une école doctorale en France dans une des disciplines suivantes : sciences politiques, sciences économiques, géographie, sociologie, relations internationales.
Le projet de recherche proposé par le/la doctorant(e) doit nécessairement s’inscrire dans la thématique d’un des trois axes de recherche suivants de l’IRASEC : « Evolutions politiques des Etats d’Asie du Sud-Est » « Recomposition de l’islam contemporain »  ou « Dynamiques régionales en Asie du Sud-Est et relations internationales ».
Le/la doctorant(e) conduira son projet de recherche personnel avec l’appui scientifique et logistique du Centre. En contrepartie, il/elle veillera à participer aux activités du Centre (séminaires, publications, etc.). Le travail du candidat devra déboucher sur une publication (ouvrage, article dans une revue scientifique,..).
La pratique courante de l'anglais, écrit et oral, est indispensable, et celle d’une langue asiatique sera appréciée. Une bonne maîtrise des outils informatiques de base est également requise.
Pour plus d’informations sur les activités de l’IRASEC et les programmes en cours, les candidats intéressés peuvent consulter le site internet  (www.irasec.com ), ou prendre contact avec Benoît de Tréglodé, directeur de l’Irasec (benoit.de-treglode@irasec.com). 


Comment faire acte de candidature ?
- Constitution et dépôt du dossier
Le dossier de candidature comprendra :
1) un curriculum vitae détaillé
2) la description du projet de recherche individuel,
3) une lettres de recommandation du directeur de thèse,
4) le cas échéant, une copie des dernières publications. 
Il doit être adressé  :
-  au directeur de l’Irasec de Bangkok par courriel : benoit.de-treglode@irasec.com


Date limite de dépôt ou d’envoi des candidatures : 1er novembre 2009