Bienvenue / Welcome to Nelumbo - Le Journal !

Ce blog met à votre disposition des informations sur l'univers culturel et sur le monde de la recherche et de la science. Vous trouverez ici des annonces à propos de séminaires ou de conférences à venir, sur la recherche en sciences sociales (plus particulièrement en Asie du Sud-est), sur des évènements scientifiques et culturels, propositions d'emploi, des appels à contribution, etc.
Pour recevoir les actualités de Nelumbo, devenez membres ou souscrivez au RSS.
Contactez-moi pour toute requête, proposition de publication d'un article, suggestion d'un évènement, ou autre commentaire. Bonne visite !
---
This blog's purpose is to inform you about the cultural studies, research and science world. Nelumbo is generally focused on issues related to archaeology, history, and culture in Southeast Asia. It's also a place for posts and ads about seminars or conferences, on research in social sciences (particularly in South-East Asia), on scientific and cultural events, publications, calls for papers, jop posts, etc.
Feel free to use the search box above, subscribe for RSS, or become member.
Contact me for any request, recommend an article or submit contribution, suggest event, or something else. Corrections, comments and questions are most welcome. Have a good time !
Affichage des articles dont le libellé est journalisme. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est journalisme. Afficher tous les articles

25 mai 2010

[Article] En Thaïlande, "le premier problème est la profondeur de la division du pays".

Le Monde | 24.05.10 | Envoyé spécial, Bangkok
Paul M. Handley est l'auteur d'une biographie sur le roi de Thaïlande, Bhumibol Adulyadej, bannie au royaume de Siam, The King Never Smiles : a Biography of Thailand's Bhumibol Adulyadej (Yale University Press). Aujourd'hui basé à Ryad où il est journaliste pour l'AFP, il décrypte la crise politique thaïlandaise en regard du rôle ambigu du palais royal dans la vie politique tout au long du règne du roi de Thaïlande. Entretien.

Le roi de Thaïlande est vénéré, mais il a largement usé de son influence en politique durant son règne, à la fois sous la dictature militaire et en démocratie. La crise politique actuelle n'est-elle pas aussi celle de ce système de gouvernement ambigu ?
Ce n'est pas la monarchie qui gouverne en Thaïlande – elle ne dirige pas activement le pays. Mais avec leurs alliés militaires, le roi et l'institution royale se réservent un droit ultime de décision. Ils l'invoquent à chaque fois qu'ils perçoivent une menace contre leurs intérêts et leur autorité. Le roi et quelques-uns des militaires estiment que cette autorité est utilisée dans l'intérêt du peuple et de la nation thaïlandaise. En réalité, pour tout un groupe de gens, et surtout la majeure partie des dirigeants militaires, c'est un moyen d'abuser du pouvoir dont ils disposent, à des fins personnelles.
Durant le règne du roi Bhumibol, à chaque fois que le palais et ses alliés militaires ont senti leur autorité ultime menacée par une personne ou un mouvement, ils ont tout mis en œuvre pour éliminer cette menace, d'autant plus lorsqu'elle s'est avérée être un mouvement populaire mené par un leader élu. Ils n'ont jamais pris en considération la valeur ajoutée apportée au pays, quoi qu'aient pu proposer ces mouvements. Cette tendance a été une constante durant tout le règne de Bhumibol.
Pendant les années 1980, tout cela était justifié comme une lutte contre le communisme. Mais le maintien de ce postulat après la fin de la guerre froide a été de plus en plus difficile à justifier. Pourtant, ils ont insisté sur le maintien de l'autorité suprême et sur ce droit de veto général, même si ils n'avaient pas de responsabilité ou de capacité de direction au quotidien.

Quelle responsabilité a Thaksin Shinawatra (ex-premier ministre thaïlandais en exil) dans cette crise ?
L'alliance Palais-militaires mise en place depuis 1990 a clairement été incapable de mener à bien la modernisation de la Thaïlande. Cependant, ils ont conservé leurs positions. Ils étaient très nerveux lorsque Thaksin Shinawatra est devenu premier ministre, parce qu'il avait un très fort soutien populaire, en particulier des populations rurales et des couches inférieures de la classe moyenne, les laissés-pour-compte du boom économique de la Thaïlande.
Lorsque la popularité de Thaksin a augmenté, et qu'il a essayé d'institutionnaliser son propre pouvoir (en plaçant ses propres hommes au sein de la police et de l'armée), l'alliance Palais-militaires a de nouveau invoqué ce droit de veto auquel elle a si souvent eu recours, en soutenant un soulèvement contre Thaksin, puis en essayant d'utiliser la justice pour le forcer à partir, et jusqu'au coup d'Etat de 2006.
Thaksin fut un premier ministre très corrompu, il a ouvertement abusé de son pouvoir, mais ce fut aussi le dirigeant élu le plus populaire de l'histoire thaïlandaise. Et de nouveau, une grande partie de la population a vu en lui la personne qui a le plus amélioré leurs conditions de vie être écartée du pouvoir.
Les deux premiers ministres suivants, élus au Parlement par le parti de Thaksin, ont également été contraints de démissionner, jusqu'à ce que finalement l'alliance Palais-militaires ait été en mesure de désigner leur partisan, Abhisit Vejjajiva.
A Bangkok, il y avait une forte haine envers Thaksin et les chemises rouges dans la classe moyenne et supérieure, car il n'était pas leur homme, et à juste titre, nombreux sont ceux qui se sentaient menacés par sa popularité. Néanmoins, il était populaire et il a été enlevé à ses partisans. Et les partisans de Thaksin ne voient pas Abhisit comme quelqu'un qui a leurs intérêts et leurs besoins à l'esprit. Ils se sentent dépossédés, et ils connaissent maintenant clairement les coupables : le palais et ses alliés militaires.

Propos recueillis par Brice Pedroletti
Traduit de l'anglais par Marine Campagne.

10 mai 2010

Table-ronde : Rencontres de l'Afrase.

L'Afrase
Association française pour la Recherche sur l'Asie du Sud Est
En collaboration avec Sciences Po-Ceri, le Sedet et le Case

vous invite aux "Rencontres de l'Afrase" sur le thème :
 Chercheurs et Journalistes en Asie du Sud-Est : Quelles collaborations ?
Vendredi 21 mai de 15h à 19h
au Ceri - Sciences Po
56 rue Jacob 75006 Paris

Avec le témoignage des co-auteurs
Philippe Devilliers ancien directeur de recherche CNRS / Jean Lacouture journaliste écrivain *
Jean Claude Pomonti journaliste / Hugue Tertrais Paris I Panthéon Sorbonne
Philippe Papin EPHE * / Laurent Passicousset journaliste.
--
Suivi d'une table ronde avec
Michel Blanchard, journaliste ; Stéphane Dovert, Ministère des Affaires Etrangères – Irasec ; Philip S Golub, Université de Paris VIII / American University of Paris ; Masako Iijima, Senior producer Asia, Reuter, Singapour; Sophie Quinn Judge, Temple University (Philadelphia) et Alain Ruscio, historien.
--
Introduction et Modération
Claire Trân Thi Liên, Présidente de l’Afrase, Sedet - Paris 7 et David Camroux, Sciences Po-Ceri.
--
Entrée libre dans la limite des places disponibles
Un pot sera offert pour poursuivre cette rencontre                                                                 * Participation filmée.

Cette conférence-débat est organisée par l’Afrase (Association Française pour la Recherche sur l’Asie du Sud Est), avec le soutien de Sciences Po- Ceri (Centre d’Etudes et de Relations Internationales), du Sedet (Sociétés En Développement, Etudes Transdisciplinaires) Paris 7 et du Case (Centre Asie du Sud-Est UMR 8170) CNRS- EHESS.
 

9 mai 2010

Publication : Vietnam. Rising Dragon, Bill Hayton.

The eyes of the West have recently been trained on China and India, but Vietnam is rising fast among its Asian peers. A breathtaking period of social change has seen foreign investment bringing capitalism flooding into its nominally communist society, booming cities swallowing up smaller villages, and the lure of modern living tugging at the traditional networks of family and community. Yet beneath these sweeping developments lurks an authoritarian political system that complicates the nation’s apparent renaissance. In this engaging work, experienced journalist Bill Hayton looks at the costs of change in Vietnam and questions whether this rising Asian power is really heading toward capitalism and democracy.
Based on vivid eyewitness accounts and pertinent case studies, Hayton’s book addresses a broad variety of issues in today’s Vietnam, including important shifts in international relations, the growth of civil society, economic developments and challenges, and the nation’s nascent democracy movement as well as its notorious internal security. His analysis of Vietnam’s “police state,” and its systematic mechanisms of social control, coercion, and surveillance, is fresh and particularly imperative when viewed alongside his portraits of urban and street life, cultural legacies, religion, the media, and the arts. With a firm sense of historical and cultural context, Hayton examines how these issues have emerged and where they will lead Vietnam in the next stage of its development.
 
--
Bill Hayton is a reporter and producer with BBC News who covered Vietnam as the BBC’s correspondent during 2006–7. While there, he also wrote for the Times, the Financial Times, and the Bangkok Post. He now lives in England.
--
Yale University Press, 2010
272 p., 6 1/8 x 9 1/4
ISBN: 9780300152036
--

16 déc. 2009

Reporters Sans Frontières : un militant vietnamien encourt la peine de mort.


Un blogueur et militant démocrate formé en France risque la peine de mort
Publié le 14 décembre 2009 (Source: Rsf.)

Reporters sans frontières a exprimé sa vive inquiétude au sujet du blogueur et militant démocrate Nguyen Tien Trung, détenu depuis plus de cinq mois au Viêt-nam et qui encourt désormais la peine de mort. Les charges retenues contre lui ont été requalifiées, il est désormais accusé de "tentative de renversement du régime du peuple" en vertu de l’article 79 du code penal vietnamien, une accusation passible de la peine capitale. Son procès devrait se tenir d’ici à la fin du mois.

"Nous demandons la libération immédiate et inconditionnelle de Nguyen Tien Trung. Les accusations proférées à son encontre sont fabriquées de toutes pièces. Nguyen Tien Trung est un pacifiste qui n’a jamais mis en danger l’Etat vietnamien. Il n’a fait qu’exercer son droit à s’exprimer librement, un droit qu’il a appris à exercer ici en France", a déclaré l’organisation. "Nguyen Tien Trung est un bouc émissaire. Les autorités souhaitent faire de lui un exemple et intimider les étudiants vietnamiens qui, après avoir étudié à l’étranger, souhaitent rentrer chez eux et demander plus de liberté."

D’après la famille du jeune militant des droits de l’homme, contactée par Reporters sans frontières, son père a pu lui rendre visite, le 10 décembre dernier, pour la deuxième fois depuis le début de sa détention. Les autorités permettraient désormais à ses proches de le voir une fois par mois. Trung avait l’air en bonne santé physique et psychologique et a tout fait pour rassurer son père. Il a demandé qu’on lui apporte des livres, notamment d’économie et de français. Une demande actuellement examinée par le régime.
Diplômé de l’école d’ingénieurs INSA de Rennes (France), Nguyen Tien Trung avait été arrêté au domicile de ses parents à Ho Chi Minh-Ville, le 7 juillet 2009, pour "propagande contre l’Etat", en vertu de l’article 88 du code pénal. Une télévision gouvernementale a diffusé des aveux enregistrés du jeune homme. Les autorités semblent lui reprocher ses écrits, notamment une lettre au gouvernement sur la politique d’éducation et ses prises de position prodémocratiques.

Son comité de soutien a publié sur son site une tribune de Philippe Echard, qui fut son professeur à l’INSA : "Cela fait tout drôle quand on est enseignant d’imaginer que l’étudiant que l’on a eu en cours, avec lequel on a eu quelques discussions et sûrement une attention particulière parce qu’il est étranger, est aujourd’hui en prison, à l’autre bout du monde, dans son propre pays, et sous le coup d’accusations graves. (…) Et pourquoi est-il en prison ? Pour s’être exprimé librement. Pour avoir critiqué l’enseignement universitaire du Vietnam. Pour avoir appelé, comme de nombreux autres intellectuels de son pays, à plus de libertés, à plus de démocratie."

Le comité appelle à la mobilisation : "Le pire qui puisse arriver à Trung, c’est qu’on l’oublie petit à petit". Les amis et les proches de Nguyen Tien Trung ont relancé les actions pour obtenir sa libération. Signez la pétition sur http://freetrung.tk .
Dans le même pays
- 19 novembre 2009 - "Un journaliste détenu victime d’une attaque cérébrale", des informations introuvables dans la presse et sur Facebook (
lien).
- 22 octobre 2009 - Mobilisation en France en faveur du blogueur démocrate Nguyen Tien Trung (
lien).
- 12 octobre 2009 - Huit blogueurs écopent de peines allant de deux à six ans de prison (lien)

Sur le même thème
- 15 décembre 2009 - Un blogueur et un propriétaire de café Internet condamnés à de la prison ferme (lien).
- 15 décembre 2009 - Deux journalistes birmans libérés après plus d’un mois de détention (lien).
- 15 décembre 2009 - La Chine rejette les demandes de libération de Liu Xiaobo formulées par l’Union européenne et les Etats-Unis (lien).

| Plus d'informations |

- Arrestation de MM. Nguyen Tien Trung et Tran Anh Kim (date inconnue) : ambafrance-vn.org/article... 
- Trois semaines de détention au secret pour le blogueur démocrate Nguyen Tien Trung (27/7/09)www.rsf.org/Trois-sem... 
- Manifestation de soutien à l’ancien étudiant rennais Nguyen Tien Trung (22/10/09) : www.ouest-france.fr/actu/... 
- Viêt-Nam. Le pays doit libérer les opposants pacifiques (24/9/09) : www.amnesty.org/fr/library/... 
- Các vụ bắt giữ mới (15/7/09) : www.bbc.co.uk/viet... 
- Authorities arrest young pro-democracy blogger who studied in France (10/7/09) : www.rsf.org/Auth... 
- Adresse du blog de Nguyen Tien Trung: 360.yahoo.com/blog-... (inactif).


Reporters Sans Frontières : publication