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26 janv. 2011

Afrique du Sud - Le viol correctif : des crimes de haine impunis.

Le "viol correctif", une pratique cruelle consistant à violer des lesbiennes pour les "guérir" de leur homosexualité, atteint un niveau critique en Afrique du Sud.

Millicent Gaika a été ligotée, étranglée, torturée et violée plusieurs fois de suite lors d'une agression l'an dernier. Mais des militantes courageuses sont en train de risquer leur vie pour faire en sorte que le cas de Millicent fasse changer les choses. Leur appel au Ministre de la Justice a dépassé les 140 000 signatures, ce qui l'a contraint à réagir à la télévision nationale.

Si nous sommes suffisamment nombreux à donner de l'ampleur à cette campagne, nous pourrons aider à la mise en place d'actions urgentes pour mettre fin au "viol correctif". Appelons le Président Zuma et le Ministre de la Justice à condamner publiquement le "viol correctif", à qualifier pénalement les crimes de haine, et à conduire un changement radical vis-à-vis du viol et de l'homophobie. Signez la pétition dès maintenant et faites suivre l'appel à tous.

Plus d'informations :
Un rapport d’Action Aid révèle qu’en Afrique du Sud les lesbiennes sont les fréquentes victimes de brutalités et de viols malgré les garanties constitutionnelles censées les protéger. [...]
L'ONG américaine Global Girl Media profite de la Coupe du monde de soccer pour permettre à une vingtaine de jeunes Sud-Africaines de milieux défavorisés de faire du journalisme pour la télévision pendant un mois.
Les jeunes filles couvrent la fièvre du soccer, mais aussi des sujets tabous.
L'un de leurs reportages : la violence contre les lesbiennes, victimes de viols collectifs « correctifs » censés les « guérir » de leur homosexualité. [...]
En 2009, le viol et le meurtre d’Eudy Simelane, joueuse de foot de l’équipe nationale sud africaine, ont donné un visage aux victimes des viols correctifs. Ce terme décrit une pratique barbare qui consiste à violer une personne pour la "guérir" de ses orientations sexuelles.  [...]
Millicent Gaika, une Sud-africaine, s'est fait battre, torturer, étrangler et violer cinq heures durant en novembre. Son agresseur voulait la «soigner» de son homosexualité. «Je sais que tu es lesbienne. Tu n'es pas un homme, tu penses que tu en es un, mais je vais te montrer, tu es une femme», lui a-t-il dit, [...].
Post-apartheid South Africa was founded on democratic values, and a constitution that enshrines the principles of human dignity, equality, and social justice. In stark contrast with constitutional guarantees of freedom and human rights for all, research indicates that homophobic victimisation is an endemic part of the South African landscape. Crimes motivated by prejudice (‘hate crimes’) are not recognised as a separate crime category in current legislation. Research conducted in Gauteng province illuminates the nature and prevalence of prejudice-motivated hate speech and victimisation against LGBT (lesbian, gay, bisexual and transgender) people. [...].
South Africa has one of the highest rates of rape reported to the police in the world and the largest number of people living with HIV. The rate of rape perpetration is not known because only a small proportion of rapes are reported to the police. There is considerable concern about the links between these two problems. [...].
South Africa faces a globally unprecedented problem of violence against women and girls, as well as men and boys, which is undermining our national development and hindering our achievement of the Millennium Development Goals. [...]
But what did Minister Radebe, charged with leading the cause of justice in South Africa, do after receiving the message that tens of thousands of people from more than 150 countries all over the world are demanding that he acknowledge 'corrective rape', meet with activists leading the anti-corrective rape fight, and take 'corrective rape’ prevention seriously?
Nothing.
But that didn't stop us. We got more and more and more people to petition the minister, bringing the campaign's support up to more than 135,000 people from 163 countries and quite literally flooding the email inboxes of his senior staff. Not only that, [...].
Vingt mille viols de mineurs sont rapportés chaque année à la police. La pauvreté, l'alcoolisme, la promiscuité et les préjugés expliquent en partie ce phénomène. Dans les journaux, on l'a baptisée Bébé Tshepang, espoir en zoulou. Elle avait neuf mois quand, en 2001, elle a été violée par son beau-père. Après des semaines d'hôpital, plusieurs opérations chirurgicales, Bébé Tshepang a survécu. Son affaire avait fait la « une » des médias pendant des semaines. Un quotidien avait publié une « liste de l'horreur », énumérant les agressions sexuelles sur des enfants rapportées en un mois à la police. [...]

11 nov. 2010

Appel à rassemblement pour la libération d'Aung San Suu Kyi.

10 novembre 2010
Selon plusieurs sources non officielles, la Lauréate du Prix Nobel de la Paix et opposante birmane Aung San Suu Kyi doit être libérée le 13 novembre prochain. A cette occasion, des associations engagées en faveur des droits humains et de la démocratie en Birmanie*, en partenariat avec la Mairie de Paris, appellent à un rassemblement de soutien pour sa libération :

Samedi 13 novembre à 14h45
Parvis de l’Hôtel de ville, Paris 1er
en présence
de Monsieur Bertrand Delanoë, Maire de Paris,
de Monsieur Pierre Schapira, adjoint au Maire de Paris, chargé des Relations internationales, des Affaires européennes et de la Francophonie,
de Madame Yamina Benguigui adjointe au Maire de Paris, chargée des droits de l’homme et de la lutte contre les discriminations,
de personnalités publiques soutenant l’appel à la libération d’Aung San Suu Kyi
parmi lesquelles Alain Chamfort, Zoé Valdès et Fabell
et des représentants de toutes les associations signataires de cet appel.


Par ce rassemblement, les associations appellent à :
- La libération effective et inconditionnelle d’Aung San Suu Kyi
- La libération effective et inconditionnelle de LA TOTALITE des 2200 prisonniers politiques du pays
- La dénonciation du processus électoral et du résultat des élections du 7 novembre dernier, visant à pérenniser et légitimer la dictature militaire au pouvoir, élections qui n’étaient ni libres ni justes, et ne représentaient pas la volonté du peuple.
- Le maintien d’une pression forte sur la junte jusqu’à une réelle avancée démocratique
- La non-reconnaissance de la Constitution de 2008, écrite entièrement par les Généraux et qui garantit aux militaires une impunité qui ne saurait être tolérée
- La mise en place d’une Commission d’enquête internationale sous l’égide de l’ONU pour mettre fin à l’impunité dans les cas de crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis en Birmanie

Si Aung San Suu Kyi est réellement libérée, le pouvoir militaire birman voudra sans doute faire passer cette décision pour un geste de bonne volonté. Il n’en est rien. Sa remise en liberté interviendra simplement au terme des 18 mois supplémentaires d’assignation à résidence auxquels Aung San Suu Kyi a été condamnée à l’été 2009, à l’issue d’un procès inique. Il ne s’agit donc pas d’une amnistie ni d’un quelconque geste de mansuétude.

La libération d’Aung San Suu Kyi est attendue de tous et aura une portée considérable. Cependant, il est à craindre que sa liberté de mouvement et de parole soit limitée et qu’elle ne suffise pas à garantir une avancée démocratique significative dans le pays :
- Le principal parti d’opposition qu’elle dirige, la Ligue Nationale pour la Démocratie (LND), a été officiellement dissous, pour n’avoir pas voulu cautionner le processus électoral du 7 novembre
- 2200 prisonniers politiques, membres de la LND et dirigeants ethniques, croupissent toujours dans les geôles birmanes en vertu de lois iniques.
- Le pouvoir militaire birman espère, en échange de sa libération, un apaisement de la pression internationale et une acceptation du résultat des élections.
Un membre du parti d'opposition LND passe à côté d'un portrait de la dissidente Aung San Suu Kyi, le 10 novembre 2010 à Rangoun, en Birmanie (AFP).
*Amnesty International France, Info Birmanie, Reporters Sans Frontières, Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme (FIDH), Human Rights Watch, la communauté birmane de France, Collectif France Aung San Suu Kyi, Ligue des Droits de l’Homme (LDH), Alliance des Femmes pour la Démocratie, Femmes Solidaires, Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté (LIFPL).

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[Article] Birmanie: Aung San Suu Kyi échoue de nouveau à faire admettre son innocence.
(AFP) – 11 nov. 2010
RANGOUN — La justice birmane a rejeté jeudi un ultime appel de la dissidente Aung San Suu Kyi, qui tenait à ce que son innocence soit reconnue même si elle est libérée comme attendu samedi, à l'issue de sa peine de résidence surveillée.
La Cour suprême de Naypyidaw, la capitale du pays depuis 2005, "a confirmé la condamnation" à 18 mois d'assignation à résidence prononcée en août 2009, a indiqué un responsable birman sous couvert d'anonymat.
"Nous ne connaissons pas la raison du rejet pour l'instant. Nous savons juste que l'appel a été rejeté", a confirmé à l'AFP l'un de ses avocats, Kyi Win, précisant qu'il pourrait porter la procédure devant la junte elle-même.
Ses avocats avaient déposé ce troisième appel en mai par principe, dans l'espoir de prouver son innocence. Et ce même si les deux premiers avaient déjà été rejetés par divers tribunaux de ce pays dirigé par une succession de régimes militaires depuis 1962, et où la justice est totalement inféodée au pouvoir exécutif.
"C'est un jeu que jouent tous les deux" la junte et les avocats, estime Maung Zarni, analyste à la London School of economics.
Même s'ils ont déjà dit tout le mal qu'ils pensaient du système judiciaire birman, les avocats "veulent prouver qu'il n'y a pas d'Etat de droit dans le pays", ajoute-t-il, décrivant une justice utilisée comme "un outil pour l'oppression".
"Ce n'est pas important si son acquittement coïncide avec la date de sa libération. Il doit être dit qu'elle est innocente", avait de son côté souligné mercredi un autre de ses avocats, Nyan Win.
Ce rejet ne devrait donc rien changer à la libération de la lauréate du prix Nobel de la paix qui aura purgé l'intégralité de la peine samedi. Des sources officielles birmanes ont indiqué que les services de sécurité s'y préparaient activement.
[ Lire la suite ici ]

23 août 2010

[Publication] The trade human beings for sex in Southeast Asia.


A General Statement of Prostitution and Trafficked Women and Children
(Le commerce des êtres humains pour exploitation sexuelle en Asie du Sud-Est
Un état des lieux général sur la prostitution et le trafic des femmes et des enfants)


Pierre LE ROUX, Jean BAFFIE and Gilles BEULLIER - Editors
(sous la direction de) Foreword by Prof. Marco Scarpati - Barrister at the Supreme Court, Italy
(sous la direction de) Foreword by Professor of International Child Protection Law at the University of Milan-Bicocca
(sous la direction de) Foreword by President of ECPAT Italy (“End Child Prostitution, Abuse and Trafficking”)
Introduction by Dr. Pierre Le Roux - Social Anthropologist, Specialist in Southeast Asian issues, France
Postface by Dr. Thomas Steinfatt - Professor at the University of Miami’s School of Communication (Florida, USA)
 
Postface by Specialist in International and Intercultural Health Communication - Expert on trafficking in persons

Abstract
The Trade in Human Beings for Sex in Southeast Asia brings together 28 senior scholars and experts hailing from all over the world in various disciplines: Ethnology and Social Anthropology, Sociology, Geography, Political Science, Psychology, Psycho-Criminology, Medicine, Law, Economics, History, as well as Humanitarian assistance to give a general statement on slavery, prostitution and trafficking in persons in this region. In recent years, prostitution and trafficking in women and children for the purpose of sexual exploitation have been steadily increasing at an alarmig rate. Underlying reasons are not only the ongoing process of globalization and the lagging behind of the concerned emerging economies, but also a number of cultural factors specific to this region. The problem’s background in given in Part 1: A look at the past; Part 2 provides the data from field studies in human trafficking and prostitution; Part 3 deals with additional related problems and suggests possible responses. An indispensable work covering all aspects of this complex problem and proffering suggestions to deal with it.
(Résumé : The Trade in Human Beings for Sex in Southeast Asia réunit vingt-huit chercheurs et experts chevronnés du monde entier dans différentes disciplines : ethnologie et anthropologie sociale, sociologie, géographie, sciences politiques, psychologie, psycho-criminologie, médecine, droit, économie, histoire, et aide humanitaire, pour proposer un état des lieux général sur l'esclavage, la prostitution et le trafic des personnes dans cette région. Depuis quelques années, la prostitution et le trafic des femmes et des enfants à fins d'exploitation sexuelle y ont augmenté de façon constante à un rythme alarmant. Les raisons profondes n'en sont pas seulement le processus de mondialisation en cours ni le retard économique des nations émergentes concernées, mais aussi un certain nombre de facteurs culturels caractéristiques de cette région. La première partie décrit la toile de fond du problème : "Regard sur le passé" ; la deuxième expose les données issues d'études de terrain sur le trafic de personnes et la prostitution ; et la troisième s'intéresse à d'autres questions connexes et propose des réponses possibles. Cet ouvrage indispensable couvre tous les aspects de ce problème complexe et suggère des solutions pour l'affronter.)

a joint publication of : White Lotus Press (Thailand),
the French Research Institute on Contemporary Southeast Asia-IRASEC (Bangkok, French Ministry of Foreign Affairs-MAEE and French National Centre for Scientific Research-CNRS),
and the Spanish Philanthropic and Humanitarian Foundation ANESVAD

This book is published with a financial support of : the ANESVAD Foundation,
and the French Observatory on Illicit Trafficking based within the French Research Institute on Contemporary Southeast Asia (IRASEC).
also available in France at (bookshop) Fenêtre sur l'Asie, 49 rue Gay-Lussac 75005 Paris
also available in France at (bookshop) E-mail: fenetresurlAsie@yahoo.fr
also available in France at (bookshop) http://www.7gm.de/Librairie/index2.html (French); http://www.7gm.de/Librairie/index2-e.html (English)

[Publication] Les "fiancées" vietnamiennes en Chine.

Caroline GRILLOT

VOLÉES, ENVOLÉES, CONVOLÉES...
Vendues, en fuite ou re-socialisées : les « fiancées » vietnamiennes en Chine
(STOLEN, VANISHED, WEDDED Sold, Runaway, or Re-socialized: the Vietnamese “Brides” in China)

Préface de (Preface by) Dr. Élisabeth ALLÈS
Chargée de recherche au CNRS
Directrice du Centre d’étude sur la Chine moderne et contemporaine Ecole des Hautes Études en Sciences Sociales (Paris)
(Research Fellow at CNRS, Director of the CECMC at EHESS Paris)

Avant-propos de (Foreword by) Dr. Pierre LE ROUX
Ethnologue spécialiste de l’Asie du Sud-Est, superviseur scientifique de cette enquête commanditée par l’Institut de recherche sur l’Asie du Sud-Est contemporaine
(Social anthropologist, Specialist in Southeast Asian issues, Scientific Supervisor of this survey sponsored by IRASEC)

Résumé de l’ouvrage
Elles vivent discrètement dans les bourgades et villages chinois du Yunnan et du Guangxi, à la frontière de leur pays d’origine. Migrantes clandestines, femmes abusées, des Vietnamiennes de tous âges tentent de vivre décemment une existence d’épouse et de mère, malgré elles en marge de leurs communautés d’origine et d’accueil. Si leurs consœurs des bordels frontaliers attirent l’attention, ces infortunées ne suscitent guère l’intérêt. Héritières d’un turbulent passé de conflits, de négoce et d’alliances matrimoniales entre Chine et Vietnam, poussées par la pauvreté et le désir d’émancipation, elles contribuent pourtant à résoudre un grave problème que la Chine subit depuis peu, conséquence de la politique de contrôle des naissances et de l’exode rural : le manque de filles, et donc d’épouses pour nombre de paysans. Au-delà des explications faciles : difficultés économiques, déséquilibres démographiques, trafic humain, cette enquête inédite donne la parole à ces femmes dont l’image ambiguë sert un discours local ambivalent. Fruit d’enquêtes menées très récemment autour de plusieurs postes frontaliers, les témoignages et situations nourrissant cet essai expriment la complexité d’un fait social existant de manière floue entre flux migratoires, transactions commerciales et déséquilibres sociaux, typiques d’Extrême-Orient et surtout de cet espace frontalier en devenir. Prétendre saisir ces vies souvent réduites à l’impasse, précaires, existant en marge du monde, impose de se confronter au terrain, à l’écoute des épreuves individuelles, sans parti-pris ni compromission, et avec humilité.
Abstract
They live quietly in the villages and towns of China’s Yunnan and Guangxi provinces, which border their country of origin. Undocumented migrants, abused women, Vietnamese women of all ages try to live decent lives as wives and mothers, isolated from their home communities. If their “sisters” from border brothels attract attention from researchers, these unfortunates do not generate much interest. The product of a turbulent history of conflict, trade, and alliances between China and Vietnam, but also driven by poverty and hope, these women have recently helped provide a local solution to one of China’s major demographic issues: the lack of girls and thus spouses in rural areas resulting from China’s family planning policies and rural-urban migration. Stolen, Vanished, Wedded goes beyond the structural explanations for these women’s existence—economic difficulties, demographic imbalance, human trafficking—and lets them speak for themselves, acknowledging the ambiguity of their identities and the role that these identities play in an ambivalent local discourse. The result of investigations conducted recently, the book’s biographies and descriptions express the complexity of this social phenonemon—a phenomemon complicated by flows of migrations and business transactions, and one that is typical in the developing border regions of East and Southeast Asia. It describes the daily realities of these women’s marginalized and insecure lives by drawing on extensive empirical research conducted without preconceptions or compromise, but not without humility.


L’auteur
Ethnologue d’abord formée à l’Université Paris X-Nanterre puis par la pratique, et sinologue formée à l’Institut des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO), Caroline Grillot a effectué plusieurs séjours en Chine où elle a passé plus de dix ans, aux Universités du Shandong (1994-95) et du Sichuan (1998-2000), avec le soutien du ministère français des Affaires étrangères et européennes, puis comme assistante de projet UNESCO à Beijing pour la mise en place de programmes en sciences sociales. Longtemps engagée dans le milieu de la musique indépendante chinoise, elle fut également traductrice de romans chinois pour les éditions Bleu de Chine (Paris) et pour divers projets artistiques. Elle achève un Ph.D. (thèse de doctorat) en anthropologie sociale en co-tutelle, sous la direction conjointe du professeur Lisa Wynn de l’Université Macquarie de Sydney (Australie) et du professeur Pal Nyíri de l’Université Libre d’Amsterdam (Pays-Bas).
The Author
Social Anthropologist (University Paris X-Nanterre) and sinologist (INALCO, France), Caroline Grillot has lived in China for more than ten years. A student at the Universities of Shandong (1994-95) and Sichuan (1998-2000), she was supported by the French Ministry of Foreign and European Affairs. C. Grillot has worked as a program assistant at UNESCO’s Beijing Office on the implementation of several programs in social sciences, and as a translator of Chinese novels for the French publisher Bleu de Chine (Paris). She has also conducted research in the field of Chinese underground music. C. Grillot is now pursuing a Ph.D. in social anthropology under the joint supervision of Professors Lisa Wynn at Macquarie University in Sydney (Australia), and Pal Nyíri at the Free University in Amsterdam (The Netherlands).


Prix public TTC (Selling Price) : 21 €
Langue : français (Language: French)
ISBN : 978-2-7539-0172-8
Date de parution : 14-07-2010

Cet ouvrage est le fruit d'un programme de l’Institut de recherche sur l’Asie du Sud-Est contemporaine (IRASEC) publié avec l'appui financier de son Observatoire sur les trafics illicites.
This book has been published with the financial support of the French Research Institute on Contemporary Southeast Asia (IRASEC) and its Observatory on Illicit trafficking in the Mekong sub-Region.
En partenariat avec l’Institut de recherche sur l’Asie du Sud-Est contemporaine (IRASEC, Bangkok, organisme dépendant du ministère français des Affaires étrangères et du CNRS).
In partnership with the French Research Institute on Contemporary Southeast Asia (IRASEC, Bangkok, on behalf of the French Ministry of Foreign and European Affairs and of the French National Centre for Scientific Research)

Ouvrage publié aux Éditions Connaissances et Savoirs - CS - (Connaissances et Savoirs Publishing House).14 rue des Volontaires 75015 Paris (France). www.connaissances-savoirs.com .
Commandes (orders) : diffusion@connaissances-savoirs.com
Editions CS  Collection : Sources d'Asie (“Sources of Asia” book series, CS publishing house) dirigée par (book series directors) : Pierre Le Roux & Bernard Sellato
Bientôt disponible sur (also soon available on) : www.amazon.fr, www.decitre.fr, www.chapitre.com, www.librairiedialogues.fr
Autres ouvrages sur l'Asie du Sud-Est parus chez le même éditeur : Hors-collection

16 août 2010

[Appel à communications] L'émancipation féminine au Sud : nouvelles figures, nouveaux enjeux

Appel à contributions de la revue Autrepart :
" L'émancipation féminine au Sud : nouvelles figures, nouveaux enjeux "
"Women’s emancipation in the Global South: New figures, new issues"

Ce numéro, à paraître en décembre 2011 (4/2011), est coordonné par Agnès Adjamagbo (Démographe, IRD) et Anne Calvès (Sociologue, Université de Montréal).
Les propositions de contributions (titre et résumé de 1500 caractères max.) sont à envoyer le lundi 4 octobre 2010 au plus tard à l'adresse suivante : autrepart[at]ird.fr

Les propositions doivent impérativement être des fichiers Word 2003 et être accompagnés du formulaire ci-joint.

Nous vous rappelons également que vous pouvez à tout moment nous proposer un article pour notre numéro Varia annuel. Vous pouvez aussi nous faire des propositions pour l'édition scientifique de numéros thématiques. Voir détails ici : http://www.autrepart.ird.fr/appel_communication.html.

7 févr. 2010

4ème édition des Bourses Nationales L’Oréal France.

Selon les statistiques du Ministère de l’Education Nationale, si l’Université est plutôt féminine, les femmes ne représentent que 36% des inscrits dans les filières scientifiques (LMD) et seulement 26% des ingénieurs. Ces chiffres inquiétants sont le fruit d’une image erronée et parfois vieillissante de la Science. Or, la Science est omniprésente dans notre vie quotidienne et pour L’Oréal, qui emploie plus de 50% de femmes dans ses laboratoires, il est primordial que ces dernières puissent s’investir pleinement dans cette discipline passionnante…et plus que jamais tournée vers l’avenir !
Voici la 4ème édition des Bourses Nationales L’Oréal France avec le soutien de la Commission française pour l’Unesco et de l’Académie des sciences.
L’objectif de ces Bourses est de valoriser et soutenir la promotion des femmes dans le domaine scientifique. Elles sont remises par la Fondation d’Entreprise L’Oréal.
Les critères d'attribution des bourses et le formulaire de candidature sont téléchargeables sur : www.femmescience.fr .

13 déc. 2009

Appel à communication: GERM / Migrations féminines et protection sociale

Le Groupe d'Études et de Recherches sur les Migrations de l'Université Gaston Berger de Saint-Louis vous informe de l'organisation d'une rencontre scientifique à Saint-Louis les 29 & 30 juin 2010 sur «Regards croisés sur les migrations féminines internationales et la protection sociale ».

SÉMINAIRE INTERNATIONAL
Saint-Louis, les 29 & 30 juin 2010
« REGARDS CROISES SUR LES MIGRATIONS INTERNATIONALES
FÉMININES ET LA PROTECTION SOCIALE »


Au cours des dernières années, les flux migratoires mondiaux se sont énormément développés et les grands mouvements migratoires vont principalement de l’Afrique, de l’Amérique latine, des pays asiatiques vers l’Europe, les États-Unis ou le Canada avec une féminisation qui a pris des proportions importantes. Si les migrations féminines ne sont pas récentes, leurs configurations et leur visibilisation sociales sont aujourd’hui révélatrices de changements. Au niveau de leurs différentes destinations de façon générale, elles ont, récemment, pris des formes complexes liées à l’ensemble des facteurs qui, tout à la fois, les limitent et les favorisent.

Elles sont devenues le centre de l’attention, parce que le sens de ces migrations est le plus problématisé aujourd’hui, et probablement aussi parce que celles-ci bousculent des idées reçues sur les représentations communes concernant ces femmes. Mais la focalisation sur la migration féminine est sans doute révélatrice d’un changement de regard sur les femmes et sur leur mobilité.

La progression rapide des migrations féminines est sans doute l’une des caractéristiques majeures de ces deux dernières décennies. Outre des difficultés d’ordre économique et  politique, elle suscite des problématiques nouvelles sur la question des femmes et leur protection sociale. Par delà le regroupement familial qui les a mises sur les chemins du départ, la majorité des femmes émigrent de plus en plus pour des raisons essentiellement personnelles et économiques. D’autres circonstances ont pu s’y ajouter, telles que les multiples dégradations de l’environnement ou l’insécurité dans les zones de conflits politiques ou armés. [...]

Le présent appel à communication vise à (ré)interroger et à éclairer les liens et les influences mutuelles entre les mouvements migratoires féminins et les dispositifs (théoriques et pratiques) de protection sociale d’une part, et les politiques sociales et migratoires envers les femmes de l’autre. Par conséquent, il sera aussi question des enjeux politiques, sociaux et économiques se rattachant à ces problèmes.

Ce séminaire sera centré, entre autres, sur les mesures visant à produire une assistance aux individus, ménages, et communautés afin de les aider à mieux gérer leurs revenus et les autres risques qui créent et perpétuent leur vulnérabilité. Ainsi, contrairement à l’approche traditionnelle de la protection sociale, connue sous le nom de l’« agenda des filets de sécurité » de la fin des années 1980 et du début des années 1990, et qui se limitait à une simple assistance sociale et au bien être difficile à définir, cet appel à communication prend en compte les initiatives promotionnelles et préventives destinées à servir de tremplins pour sortir de la pauvreté et favoriser l’économie familiale. La protection sociale inclut à cet égard les activités de gestion des risques émanant des migrants et des familles de migrants elles-mêmes et les services et mesures proposés par les Etats, les ONGs, et les autres acteurs non étatiques.

Dans une perspective comparative, ce séminaire s’intéresse également aux cadres institutionnels au niveau des Etats qu’aux initiatives et ingénieries développées par les migrants et leurs structures collectivistes. Pourtant, devant le constat de la faiblesse des structures étatiques et internationales, la plupart des initiatives actuelles de protection sociale prévoient de promouvoir et d’accompagner les tentatives des acteurs non étatiques (mutuelles, associations, caisses populaires, GIE, etc.). Etant donné que la migration crée des besoins de protection sociale qui poussent les migrants à échafauder des mécanismes en la matière, une attention particulière devra être accordée à ces initiatives des migrants.

Aussi, dans une perspective pluridisciplinaire qui tiendra compte des connexions et des complémentarités entre la sociologie, l’économie, l’anthropologie, la science politique, la démographie, le droit, l’histoire et la géographie, et entre les champs de recherche sur la protection sociale, les services sociaux de base, la population, la famille, l’emploi et les migrations ce séminaire [...]

Toute proposition de communication s’intéressant spécifiquement ou conjointement aux questions de méthodologie est bienvenue, dans une perspective tant quantitative que qualitative : dispositifs d’enquête, constitution d’échantillons, protocoles de recueil et de traitement de données, modèles analytiques, etc. en rapport avec les migrations féminines et la protection sociale.

Nous invitons les candidat(e)s à soumettre leur proposition de communication, en fichier attaché format Word, d’une page environ et une brève biographie à l’adresse électronique germ@germ.sn avant le 1er mars 2010 (Times New Roman, taille 12, interligne simple. notes de bas de page en Times New Roman, taille 10). Un avis de réception sera transmis dès réception de la proposition. Les notifications d’acceptation seront envoyées après examen par le comité scientifique en fin mars 2010. Le texte complet de l’intervention d’une taille maximum de 50.000 signes est à déposer avant le 31 mai 2010 au plus tard.

Contacts :
Groupe d'Etudes et de Recherches sur les Migrations.
Université Gaston Berger de Saint-Louis.
BP 5751 - Saint-Louis, Sénégal.
Téléphones:(Bur) +221.33.962.40.82 (Mob) +221.77.440.52.68
Courriel : germ@germ.sn
Site web : www.germ.sn

                        L'appel à communication est mis en ligne :
                                    - lien vers le document pdf en français
                                    - lien vers le document pdf en espagnol